INTEGRATING NATIONAL-CULTURAL CODE INTO ENGLISH LANGUAGE TEACHING: DEVELOPING INTERCULTURAL COMMUNICATIVE COMPETENCE IN UZBEK UNIVERSITIES
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Keywords

national-cultural code
English language teaching
intercultural communicative competence
cross-cultural communication
higher education

How to Cite

INTEGRATING NATIONAL-CULTURAL CODE INTO ENGLISH LANGUAGE TEACHING: DEVELOPING INTERCULTURAL COMMUNICATIVE COMPETENCE IN UZBEK UNIVERSITIES. (2026). WORLD OF PHILOLOGY, 5(3), 74-93. https://doi.org/10.70728/phil.v05.i03.011

Abstract

This article examines the development of intercultural communicative competence in students through the integration of the national-cultural code into English language teaching. Drawing on the context of Uzbek higher education institutions, the author explores the pedagogical foundations, methodological possibilities, and practical outcomes of incorporating national cultural elements into language instruction. The study provides a theoretical justification for the role of the national-cultural code in fostering readiness for intercultural communication and presents experimentally tested methodological recommendations.
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References

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Malgré les différences culturelles, la figure paternelle conserve une fonction universelle de médiation identitaire et morale. L’analyse met en évidence le rôle de la littérature comme reflet des structures familiales et des systèmes de valeurs propres à chaque civilisation. Mots-clés: Image du père; littérature comparée; patriarcat; transmission; identité; psychanalyse; sociologie littéraire; tradition; éducation; symbolisme. Introduction La figure du père constitue un archétype central dans l’imaginaire littéraire universel. Depuis l’Antiquité, elle est associée aux notions d’autorité, de loi et d’ordre symbolique. Dans la perspective psychanalytique de Sigmund Freud, le père incarne l’instance normative qui structure la personnalité à travers le complexe d’Œdipe et l’intériorisation de l’interdit. De son côté, Carl Gustav Jung considère la figure paternelle comme un archétype relevant de l’inconscient collectif, représentant la sagesse, la protection et la puissance morale. En sociologie, les travaux de Pierre Bourdieu ont démontré que le père joue un rôle déterminant dans la transmission du capital culturel et symbolique, notamment par l’éducation et la reproduction des structures sociales. Dans la littérature ouzbèke du début du XXe siècle, la représentation paternelle doit être analysée à la lumière des profondes mutations historiques: réforme jadidiste, transformation du système éducatif, effondrement de l’ordre traditionnel et instauration du pouvoir soviétique. L’écrivain Abdulla Qodiriy, notamment dans son roman O‘tgan kunlar, met en scène une figure paternelle située au croisement des valeurs patriarcales et des aspirations modernistes. Le père y apparaît comme garant de la tradition, de l’honneur familial et des normes morales, tout en étant confronté à l’émergence d’une conscience individuelle nouvelle. Cette tension reflète la transition socioculturelle de la société ouzbèke au tournant du siècle. En France, dans la prose autobiographique du XXe siècle, la figure du père s’inscrit dans un cadre humaniste et républicain valorisant l’école laïque et l’ascension sociale par le mérite. Chez Marcel Pagnol, particulièrement dans La Gloire de mon père, le père est représenté comme instituteur républicain, dépositaire du savoir et médiateur entre l’enfant et le monde. Cette image correspond aux idéaux de la Troisième République française, qui faisait de l’éducation un instrument fondamental de formation civique et morale. Historiquement, les lois scolaires de Jules Ferry (1881-1882) ont institué l’enseignement primaire gratuit, obligatoire et laïque, renforçant ainsi le rôle symbolique du père enseignant dans la construction de l’identité citoyenne. Ainsi, malgré les différences culturelles et historiques, la figure du père dans les œuvres de Qodiriy et de Pagnol présente des constantes symboliques: autorité morale, fonction éducative, transmission des valeurs et médiation entre passé et avenir. Toutefois, ses modalités d’expression varient selon les contextes sociopolitiques: en Ouzbékistan, elle reflète la confrontation entre patriarcat traditionnel et modernité réformatrice; en France, elle s’inscrit dans l’idéologie républicaine et humaniste. L’objectif de cette étude est donc d’identifier, à travers une approche comparatiste fondée sur la psychanalyse, la sociologie littéraire et l’analyse symbolique, les spécificités culturelles et les invariants universels de la figure paternelle dans les œuvres de Qodiriy et de Pagnol. Cadre théorique L’analyse s’appuie d’abord sur la théorie psychanalytique de Sigmund Freud, selon laquelle la figure paternelle constitue l’instance normative qui introduit l’enfant dans l’ordre symbolique par l’intériorisation de l’interdit (complexe d’Œdipe). Dans Totem et Tabou (1913) et Le Moi et le Ça (1923), Freud établit que la fonction paternelle participe à la formation du Surmoi, garant de la loi morale et sociale. Ainsi, le père ne représente pas seulement une autorité familiale concrète, mais une structure psychique fondatrice de la subjectivité. Cette dimension est approfondie par Jacques Lacan à travers le concept du « Nom-du-Père ». Dans sa relecture structuraliste de Freud (années 1950-1960), Lacan définit le Nom-du-Père comme le signifiant majeur qui introduit le sujet dans l’ordre symbolique du langage et de la loi. La « métaphore paternelle » opère la séparation d’avec la relation fusionnelle à la mère et fonde l’accès à la culture. La fonction paternelle dépasse donc la personne biologique pour devenir une instance symbolique régulatrice.Sur le plan sociologique, Pierre Bourdieu analyse la famille comme un lieu privilégié de reproduction des structures sociales. Dans La Reproduction (1970, avec Jean-Claude Passeron) et La Domination masculine (1998), il montre que la transmission du capital culturel, social et symbolique s’effectue largement dans le cadre familial. La figure paternelle participe à cette transmission par l’intériorisation des habitus et des normes sociales, contribuant ainsi à la perpétuation ou à la transformation des hiérarchies sociales.Ces approches théoriques - psychanalytique et sociologique - permettent d’interpréter la figure paternelle comme médiatrice entre individu et société, entre inconscient et ordre symbolique, entre héritage culturel et construction identitaire. Dans une perspective comparatiste, elles offrent un cadre méthodologique pertinent pour analyser à la fois les constantes universelles de la fonction paternelle et ses variations culturelles dans les contextes ouzbek et français. Méthodologie La présente recherche adopte une méthodologie pluridisciplinaire, combinant analyse littéraire, approche comparatiste et contextualisation socio-historique. • Une analyse textuelle approfondie L’étude repose sur une lecture analytique des œuvres, attentive aux procédés narratifs, aux structures discursives et aux représentations symboliques. L’analyse porte notamment sur: - la caractérisation des figures paternelles; - les relations père-enfant; - les champs lexicaux de l’autorité, de la transmission et de l’éducation; - les stratégies narratives (focalisation, voix autobiographique, temporalité). Cette démarche s’inscrit dans la tradition de la critique textuelle et de l’herméneutique littéraire. • Une approche comparative interculturelle Conformément aux principes de la littérature comparée, l’étude met en parallèle deux œuvres issues de contextes culturels distincts: - O‘tgan kunlar de Abdulla Qodiriy; - La Gloire de mon père de Marcel Pagnol. L’objectif n’est pas d’établir une hiérarchie, mais d’identifier des constantes anthropologiques et des spécificités culturelles dans la représentation de la figure paternelle. • Une contextualisation historique Chaque œuvre est analysée à la lumière de son contexte socio-politique: - la période jadidiste et les transformations sociales en Ouzbékistan au début du XXe siècle; Cette approche permet d’éviter une lecture anhistorique du texte. • Une interprétation symbolique L’interprétation mobilise les outils de la psychanalyse (Freud, Lacan) et de la sociologie littéraire (Bourdieu) afin d’analyser la figure paternelle comme instance symbolique médiatrice entre individu et société. Analyse: Abdulla Qodiriy Dans O‘tgan kunlar, le modèle familial repose sur une hiérarchie patriarcale caractéristique de la société ouzbèke de la fin du XIXe siècle. Le roman, considéré comme le premier grand roman réaliste ouzbek, met en scène une structure sociale où l’autorité paternelle est étroitement liée à l’ordre moral, religieux et communautaire. La figure paternelle y incarne plusieurs fonctions fondamentales: 1.Autorité normative Le père détermine les décisions majeures, notamment matrimoniales. Dans le contexte traditionnel, le mariage relève d’un choix familial et social plutôt que d’une initiative individuelle. Cette autorité s’inscrit dans une organisation patriarcale où le chef de famille exerce un pouvoir décisionnel reconnu par la communauté. Le contrôle des alliances matrimoniales devient ainsi un instrument de régulation sociale. 2.Garant des traditions Le père symbolise la continuité culturelle et religieuse. Il veille au respect des coutumes (urf-odat), de l’honneur familial et des normes islamiques structurant la vie quotidienne. Cette fonction dépasse l’individu: elle représente la transmission intergénérationnelle des valeurs, assurant la permanence de l’identité collective. 3.Stabilité sociale Dans un contexte marqué par des mutations historiques (affaiblissement du khanat, pénétration russe, émergence des réformes modernistes), la figure paternelle apparaît comme un pôle de stabilité. Elle incarne l’ordre face aux transformations sociales et aux aspirations nouvelles portées par la jeune génération. Dimension conflictuelle La tension narrative naît du conflit entre aspirations individuelles et contraintes patriarcales. Les personnages jeunes, porteurs d’une sensibilité plus moderne, se heurtent à la rigidité des normes traditionnelles. Ce conflit illustre une problématique centrale du roman: la confrontation entre modernité émergente et ordre patriarcal établi. Ainsi, chez Qodiriy, la figure du père n’est pas seulement un personnage familial; elle devient une métaphore de l’ordre social traditionnel. Son autorité structure le récit tout en révélant les fissures d’un système confronté à l’évolution historique. Analyse: Marcel Pagnol Dans La Gloire de mon père, la perspective autobiographique transforme le père en figure idéalisée, reconstruite à travers la mémoire affective de l’enfance. Le récit appartient au cycle des Souvenirs d’enfance et présente le père non seulement comme personnage familial, mais comme modèle moral et culturel. La figure paternelle assume plusieurs fonctions essentielles: 1.Père éducateur Joseph Pagnol est instituteur laïque, formé dans le cadre des réformes scolaires républicaines issues des lois de Jules Ferry (1881-1882). Il incarne l’idéal méritocratique de la Troisième République: instruction, rationalité, civisme. Le père représente ainsi la transmission du savoir comme ascension sociale et comme devoir citoyen. 2.Dimension affective Contrairement au modèle patriarcal autoritaire traditionnel, la relation père-fils repose sur l’admiration, la complicité et la tendresse. L’enfant-narrateur construit son identité à travers le regard porté sur son père. L’autorité n’est pas coercitive, mais pédagogique et morale. 3.Mémoire et héroïsation Le récit autobiographique procède à une héroïsation symbolique. L’épisode célèbre de la chasse aux bartavelles transforme le père en figure quasi épique aux yeux de l’enfant. Cette mise en scène narrative participe d’un processus de mythification: le père devient un modèle identitaire, inscrit dans la mémoire familiale et nationale. Dimension symbolique Chez Pagnol, la figure paternelle dépasse la sphère privée: elle représente l’idéal républicain; elle incarne la transmission culturelle; elle devient médiatrice entre enfance et monde social. Ainsi, l’image du père n’est pas conflictuelle mais fondatrice. Elle repose sur une valorisation mémorielle qui articule identité personnelle et valeurs collectives.écit tout en révélant les fissures d’un système confronté à l’évolution historique.. Analyse comparative La confrontation des œuvres de Abdulla Qodiriy (O‘tgan kunlar) et de Marcel Pagnol (La Gloire de mon père) révèle à la fois des divergences culturelles significatives et des constantes anthropologiques. Chez Qodiriy, la figure paternelle s’inscrit dans une structure patriarcale collective. Elle dépasse l’individualité du personnage pour représenter un ordre social normatif. Le père est avant tout garant des règles matrimoniales, des traditions religieuses et de l’équilibre communautaire. Sa fonction est institutionnelle: il incarne la continuité d’un système social fondé sur la hiérarchie et la transmission coutumière. Chez Pagnol, en revanche, la figure paternelle est construite à travers une perspective autobiographique subjective. Elle est individualisée, affective et intimement liée à la mémoire personnelle. Le père n’est pas seulement une autorité sociale, mais un modèle moral intériorisé, valorisé par le regard admiratif du narrateur. L’autorité devient pédagogique plutôt que normative. Cependant, malgré ces différences structurelles et culturelles, des constantes apparaissent dans les deux corpus. Dans les deux cas, le père assure:la transmission des valeurs (traditionnelles chez Qodiriy, républicaines chez Pagnol);la structuration morale du sujet (par la norme sociale ou par l’exemplarité éducative) la construction identitaire, l’enfant se définissant en référence à l’autorité ou à l’exemple paternel. Ainsi, si les modalités d’expression varient - patriarcale et collective dans le contexte ouzbek, républicaine et affective dans le contexte français - la fonction symbolique du père demeure structurellement universelle. Elle agit comme médiation entre l’individu et l’ordre social, entre mémoire et avenir, entre héritage et formation du sujet. Résultats L’analyse comparative confirme que la représentation de la figure paternelle dans les deux corpus reflète les modèles sociétaux dominants de chaque contexte culturel. Chez Qodiriy, le père est intégré à une structure patriarcale traditionnelle en Asie centrale. Il incarne l’autorité normative, la continuité des coutumes et la stabilité sociale, reflétant ainsi l’organisation hiérarchique et communautaire de la société ouzbèke du début du XXe siècle. Chez Pagnol, le père se présente comme une figure humaniste et républicaine. Son rôle éducatif, affectif et mémoriel illustre les valeurs de la Troisième République française, où l’école, le savoir et la formation morale façonnent l’individu. Ces résultats confirment que la littérature agit comme miroir des structures familiales et sociales, en articulant les normes, les valeurs et les attentes de chaque société. La fonction symbolique du père, bien que modulée par le contexte culturel, reste universelle: il demeure médiateur entre l’individu et la société, porteur de valeurs et constructeur d’identité. Cette étude souligne ainsi que les œuvres littéraires sont des instruments privilégiés pour comprendre l’interaction entre modèle familial, héritage culturel et construction de la subjectivité. Conclusion La comparaison des œuvres de Abdulla Qodiriy et de Marcel Pagnol démontre que l’image du père constitue un noyau symbolique fondamental dans les deux traditions littéraires, malgré des contextes culturels et historiques distincts. Dans le contexte ouzbek, la figure paternelle est collective et normative, reflétant le patriarcat traditionnel et la continuité des coutumes. Dans le contexte français, elle est individualisée et affective, incarnant les valeurs républicaines, l’éducation et l’exemplarité morale. Cependant, la fonction symbolique du père reste constante: il assure la transmission des valeurs, la structuration morale du sujet et la construction identitaire. Cette constance universelle souligne le rôle du père comme médiateur entre l’individu et la société, entre mémoire et héritage culturel. Enfin, cette recherche apporte une contribution originale aux études comparatives et interculturelles en littérature, en mettant en lumière les invariants symboliques de la figure paternelle tout en révélant la diversité de ses manifestations selon les traditions culturelles. Les littératures 1. Bourdieu,P.(1998).La domination masculine.Paris:Seuil. 2. Freud,S.(1913).Totem et Tabou.Paris:Payot. 3. 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